Liens  |  Contact
Ministère de l’Énergie et de l'Eau
Rechercher

Le Centre de Formation aux Métiers de l’Eau

Accueil /  Sommaire Général /  La Direction Nationale de l’Hydraulique  / Le Centre de Formation aux Métiers de l’Eau

ETUDE SUR L’ORGANISATION ET LE FONCTIONNEMENT D’UN CENTRE DE FORMATION AUX METIERS DE L’EAU

1 - Analyse sectorielle

La politique du gouvernement est caractérisée par un long processus de décentralisation entamé en 1992. Depuis 10 ans, l’Etat s’est doté d’une série de textes législatifs et réglementaires qui lui permettent de transférer aux Communes la gestion des services publics.

Pour le secteur de l’eau, la gestion de la ressource, la maîtrise d’ouvrage et la planification des infrastructures, feront partie du domaine de compétence de la commune. Le Code de l’eau sert de cadre de référence pour les différents usages de l’eau.

La Stratégie nationale pour l’alimentation en eau potable dans les centres ruraux et semi-urbains précise le schéma institutionnel (rôle des différents acteurs avant et après la mise en œuvre des infrastructures ; relations contractuelles entre les acteurs ; dispositifs concernant la viabilité des systèmes....

Les installations de distribution d’eau potable sont des services publics qui peuvent (et doivent) produire de l’épargne pour l’exploitation, la maintenance et le renouvellement des infrastructures. Les Maires souhaitent devenir propriétaires des installations.

En prévision du transfert de compétence de l’Etat aux Communes, la DNH a développé et mis à la disposition des différents acteurs de nombreux outils qui sont autant de garde-fous pour éviter la « mauvaise gestion » des systèmes d’alimentation en eau potable.

Le service public de l’eau comprend trois fonctions distinctes :
- la maîtrise d’ouvrage ;
- l’exploitation ;
- le contrôle et la régulation.

L’exploitation est assurée par les CGPE ou des AUEP, constitués de bénévoles, mais ce sont les Conseils communaux qui, à l’avenir, seront responsables du service public de l’eau.

Les modalités de délégation de gestion à l’exploitant ainsi que les cahiers des charges y afférant sont définis par la stratégie nationale. Ces associations formelles ou informelles emploient du personnel recruté dans les villages dont le professionnalisme est limité.

Les entreprises, commerçants, conseils et techniciens participent à la réalisation d’un projet d’alimentation en eau potable ou à le faire fonctionner durablement. Leur personnel ne dispose pas toujours de qualification suffisante pour répondre à tous les besoins.

La régulation du service public de l’eau potable reste de la compétence de l’Etat qui charge un consultant privé d’effectuer un contrôle technique et financier du service public (STEFI).

Problèmes à résoudre

Les différentes études montrent que le service public de l’eau est cher, incomplet et non pérenne, et ceci s’explique en partie par le manque de formation des acteurs et opérateurs.

Une stratégie de développement durable des services d’eau potable au Mali ne peut pas se développer sans un renforcement des capacités des différents acteurs.
Acquis et potentialités
Par contre, il est acquis que les usagers marquent un intérêt élevé pour l’eau potable en payant pour le service, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années. Le transfert de compétence de l’Etat aux Communes est porteur de grands espoirs. Les acteurs du secteur disposent d’outils (banque de données, guide méthodologique des projets, outils d’aide à l’administration communale, services de contrôle et conseil des AEP...) qui sont très performants mais peu utilisés. Enfin, des projets expérimentaux ont mis en évidence des solutions pour l’organisation et la gestion des systèmes d’AEP. Un travail similaire reste à faire dans le sous secteur de l’hydraulique villageoise.
Demande de formation
Il existe une demande des exploitants et des besoins importants sont identifiés pour :

- les agents d’exploitation en matière de gestion et d’entretien des infrastructures,
- les artisans réparateurs de PMH pour l’entretien des pompes et la gestion de petits stocks,
- les élus des communes et des associations d’usagers pour la gestion des systèmes d’AEP et le transfert de compétence de l’Etat aux Communes.

D’autres besoins (intermédiation sociale, techniciens de forage...), sont déjà identifiés sans faire l’objet d’une demande spécifique
Un volet de formation, mis en œuvre par des ingénieurs conseils, est prévu dans chaque grand projet. Ces activités développées projet par projet, manquent souvent de cohérence avec les orientations politiques et la stratégie sectorielle de l’Etat. Les projets à financement décentralisé, en particulier ceux des ONG ne prévoient pas toujours une activité de formation.

La direction du centre de formation devra dans les deux premières années développer une méthode d’identification et d’analyse de la demande de formation par une relation avec les DRHE et les responsables des projets du secteur (forages, installations hydrauliques de surface, animateurs, bureaux d’études, entreprises...). Une veille sectorielle sera un outil particulier de développement de l’offre de formation.

De leur coté, les exploitants des systèmes d’AEP peuvent prévoir un volet formation dans leurs prévisions (entre 2 et 5 FCFA/m3). Une telle somme permettrait de financer entre 25 et 50% des besoins en formation. Le FAFPA devrait pouvoir mobiliser des financements à hauteur de 75% des coûts, pour les formations des personnels des acteurs privés (exploitants et élus des associations), mais il faudra constituer un dossier dont l’accord prendra du temps.

Offre de formation

Actuellement, les organismes de formation n’offrent pas de formations spécifiques et ne répondent pas aux problèmes identifiés dans le secteur. L’enseignement technique initial et la formation professionnelle publique restent très généraux. L’offre de formation professionnelle continue (privé) peut faire face partiellement à une demande adaptée aux problèmes à résoudre mais elle doit être encadrée pour atteindre un objectif sectoriel spécifique.

Le centre de formation doit créer des partenariats avec les autres centres au Mali, et également dans la sous Région.
Intérêt d’une stratégie de formation et de communication
L’intérêt d’une stratégie de formation et de communication découle de l’analyse de la situation des acteurs du secteur de l’eau potable et de celle des acteurs et des bénéficiaires de la formation. Elle participerait de l’ensemble des stratégies visant à atteindre « l’amélioration des conditions de vie des populations par un service public pérenne de l’eau potable de qualité » qui est l’objectif global des projets de développement du secteur de l’eau et l’assainissement. Elle devra intégrer les dimensions socioculturelles, économique, géo-démographique, technique, technologique et institutionnelle dans les projets d’eau et d’assainissement.
La création d’un Centre de formation et de communication, en renforçant les capacités des différents acteurs et en soutenant l’effort d’organisation sectorielle du gouvernement, participe à cette stratégie sans entrer en concurrence avec le service de l’Education nationale ou avec l’offre de formation continue privée existant au Mali. Au contraire, elle donnera du sens à cette offre en l’organisant et en lui donnant des objectifs spécifiques dans un secteur majeur du pays.

2 - Intervention

Objectif spécifique
L’objectif spécifique du projet de centre de formation est : « le renforcement des capacités des différents acteurs du secteur de l’eau potable et de l’assainissement par des actions de formation et de communication adaptées ».

Résultats à atteindre
Les résultats suivants sont attendus de la création et du fonctionnement du Centre de formation aux métiers de l’eau :
- les capacités des conseils communaux sont renforcées ;
- les personnels d’exploitation des systèmes d’alimentation en eau potable ont la capacité de remplir leurs missions ;
- les capacités des fournisseurs de biens et services du secteur privé sont renforcées ;
- tous les acteurs du service public ont accès à l’information nécessaire au bon fonctionnement du service public ;
- les outils de développement du secteur de l’eau sont diffusés et les acteurs sont formés à leur utilisation ;
- les services de l’Etat ont les capacités de conseiller les Communes.

Activités du Centre de formation et de communication

Pour atteindre les résultats, les activités suivantes sont proposées. Le centre devra assurer au minimum des missions de gestion courantes et les missions particulières suivantes :
- collecte et diffusion d’informations ;
- veille sur l’environnement ;
- mise à disposition des informations pertinentes dans le secteur de l’eau ;
- gestion et promotion du Centre de formation ;
- activités de formation ;
- appui-conseil Interne ;
- conseil Externe ;
- expertise.

Le centre devra mettre en place progressivement les différentes offres de formation sur une période de 3 ans pendant laquelle le fonctionnement du Centre sera testé.

3 - Hypothèses

Les hypothèses suivantes sont formulées à ce stade du projet de création du Centre de formation :
- L’engagement politique du Gouvernement en général et du Ministère des Mines, de l’Energie et de l’eau en particulier.
- La disponibilité de la dotation initiale en meubles et immeubles.
- L’accord du Conseil des Ministres et de l’Assemblée Nationale.
- La pérennité de la politique de développement de la Formation Professionnelle Continue et par Apprentissage.
- Le maintien et le développement des missions du FAFPA.

4 - Création et fonctionnement du Centre de formation

Le Centre se nommera : « Centre de formation aux Métiers de l’Eau », en abrégé CFME. Le statut du CFME sera celui d’un service rattaché..

Moyens physiques et non physiques

La création et le démarrage du CFME nécessitent des investissements physiques et des ressources humaines qui ne sont pas amortis par la facturation des activités rémunérées du Centre. L’Etat affectera une dotation initiale au CFME qui comprendra des biens immobiliers et mobiliers ainsi qu’une subvention d’équilibre de la trésorerie. La station d’AEP didactique déjà installée sera réhabilitée et complétée. Des plateformes de formations spécifiques seront imaginées et utilisées. Les plateformes mises au point avec l’UFAE/MB seront récupérées puis adaptées aux différentes formations.

Un cadre de la DNH, éventuellement futur Directeur général, sera affecté au Centre de formation avec pour mission de préparer la création et les premières activités spécifiques prévues en 2005. Il bénéficiera d’un petit budget de frais de bureau pour ces activités de préparation. L’agent comptable sera le responsable financier. Le Directeur des Etudes sera le responsable des activités pédagogiques et didactiques. Il sera également l’Adjoint du Directeur général et le remplacera en cas d’absence ou d’empêchement. Les autres personnels (secrétaire, chauffeur, planton) seront des agents contractuels. D’autres personnels cadres pourront être engagés par la suite en fonction des tâches à accomplir et du carnet de commandes du CFME.
Un expert de la formation sera recruté pour une période de 6 mois pour la mise en marche du Centre. Il interviendra en 3 missions de 2 mois chacune.

Calendrier

Un calendrier prévisionnel est proposé ci dessous :

- Création du CFME : 2004
- Mise en place du personnel : 2005
- Actions de formation : 2005-2007

Incidences financières :

L’incidence financière est de : 398.750.000 Fcfa réparti comme suit :

- Participation de l’Etat : 180.000.000 Fcfa
- affectation des locaux existants  : (estimation des ouvrages déjà réalisés).
- Participation des partenaires techniques : 218.750.000 FCFA
- matériel de gestion : 54.450.000 Fcfa ;
- plate-forme didactique : 70.100.000 Fcfa ;
- assistance technique : 88.500.000 Fcfa ;
- comité de création (frais divers) : 5.700.000 Fcfa.

Conditions spéciales : mesures d’accompagnement du gouvernement

Le gouvernement devra favoriser la création et le fonctionnement du CFME. Il devra, en particulier : (i) aider à la création du CFME par la signature des documents et les nominations de personnel ; (ii) affecter le terrain, les locaux, l’équipement et le matériel ; (iii) prendre en charge les salaires du personnel fonctionnaire permanent pendant la période de préparation.

Actualités

  • BULLETIN HYDROLOGIQUE NUMERO :48/2017-DNH
    La situation hydrologique au cours de la semaine écoulée a été marquée par la baisse de niveau sur tous les cours d’eau.Le déstockage des eaux des retenues de Selingué et de Manantaly se poursuit. ....  
  • BULLETIN HYDROLOGIQUE NUMERO :47/2017-DNH
    La situation hydrologique au cours de la semaine écoulée a été marquée par la baisse de niveau sur tous les cours d’eau.Le déstockage des eaux des retenues de Selingué et de Manantaly se poursuit. ....  
  • BULLETIN HYDROLOGIQUE NUMERO :46/2017-DNH
    La situation hydrologique au cours de la semaine écoulée a été marquée par la baisse de niveau sur tous les cours d’eau. Le déstockage des eaux des retenues de Selingué et de Manantaly se poursuit. Le ....  
  • BULLETIN HYDROLOGIQUE NUMERO :45/2017-DNH
    La situation hydrologique au cours de la semaine écoulée a été marquée par la baisse de niveau sur tous les cours d’eau, à l’exception du Niger à Diré et Ansongo. Le déstockage des ....  
  • BULLETIN HYDROLOGIQUE NUMERO :44/2017-DNH
    La situation hydrologique au cours de la semaine écoulée a été marquée par la baisse de niveau sur tous les cours d’eau à l’exception, du Niger à Ansongo. Le remplissage des eaux des retenues de Selingué ....  

Météo

Carte hydrographique du Mali